19e Colloque annuel

19e Colloque annuel

Le 19e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 11 et 12 juin dernier, à l'hôtel delta de Sherbrooke, sous le thème « De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions »

L’interaction société-environnement est parmi les thèmes les plus complexes auxquels l’humanité fait actuellement face; les changements climatiques, la diminution de la biodiversité et des ressources, la surpopulation urbaine, ainsi que la pollution des eaux, de l’air et des sols sont parmi les exemples les plus visibles des problèmes causés par l’évolution sociétale. Le défi à relever est si vital et prioritaire que le XXIe siècle a été appelé le « Siècle de l’environnement ». Le développement de solutions permettant de réduire la pression anthropique sur l’environnement passe par la recherche, source de nouveau savoir. L’intégration des connaissances déjà acquises et l’assimilation de nouvelles informations ont un rôle primordial dans la compréhension des problèmes environnementaux. Ces éléments étaient historiquement la base fondamentale de l’innovation technologique qui a permis la mise en place de solutions. Cependant, des changements sociaux, économiques et politiques récents ont causé un changement de paradigme, plaçant l’innovation en avant plan. L’arrimage entre la recherche et son milieu doit maintenant être au cœur de nos préoccupations afin de maintenir la recherche fondamentale à travers les diverses pratiques de transfert mises de l’avant tels que les recherches collaboratives, partenariats, etc.

Cette année, le Chapitre Saint-Laurent souhaitait favoriser le partage de connaissances mettant en valeur des travaux fondamentaux ainsi que leur application ayant fourni des solutions techniques à des problématiques environnementales. Le thème du colloque avait pour but de susciter une réflexion sur les stratégies permettant le maintien de la recherche fondamentale dans un contexte de transfert des connaissances pour la mise en place de solutions. Nombre de questions se posent : Quel est le rôle de la recherche fondamentale? À quels défis les scientifiques et les ingénieurs doivent-ils faire face? Comment communiquer, s’entraider et concilier les besoins des universités, des industries et des différents paliers gouvernementaux afin de collaborer de façon efficace à la résolution des problèmes environnementaux? Quelles sont les meilleures pratiques d’un chercheur-praticien permettant le transfert de connaissances et la mise en place de solutions? La 19e édition du colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent a été l’occasion pour tous les spécialistes de l’environnement issus des milieux universitaires, gouvernementaux et des industries privées de partager la même tribune, un lieu de convergences et d’échanges.

Ces conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 19e colloque en nous entretenant autour du thème de cette année:

 

Pascale Pierre, directrice du Service d’ingénierie chez EnGlobe Corp.

Trois ingrédients essentiels à un partenariat université/industrie réussi: Projet, étudiant et collaboration

La conférence portait sur l’expérience de EnGlobe en termes de collaboration de recherche universitaire. En premier lieu, l’importance du projet de recherche qui sera élaboré conjointement par le professeur-chercheur universitaire et l’entreprise partenaire a été abordée. Deux projets de recherche, l’un avec l’Université McGill et l’autre avec l’Université de Sherbrooke, ont été présentés à titre d’exemple. Le projet de recherche avec l’Université McGill porte sur le développement d’une unité de traitement des lixiviats salins provenant d’un procédé industriel innovateur de réhabilitation des sols salins. Quant au projet de recherche avec l’Université de Sherbrooke, il traite de la caractérisation environnementale et la valorisation civile des sols biotraités pour une réutilisation en matériaux durables et se réalise dans le cadre d’un doctorat. Par la suite, l’importance du choix de l’étudiant, s’il y en a un dans le projet, a été présentée. Finalement, l’aspect de la collaboration université/entreprise a été mis de l’avant par divers exemples tels que la compréhension essentielle des objectifs de chacune des deux parties, une entente claire et précise sur le respect d’un échéancier commun et le développement d’une relation contributive et participative des deux parties au projet de recherche.

 

 

Guy Mercier, professeur à l'INRS-ETE

Le transfert technologique et la commercialisation de la recherche, deux exemples en voie de réalisation

Cette conférence présentait deux exemples de transfert de technologies entre l'équipe de recherche du Dr. Mercier et des compagnies privées.  Le premier projet de recherche présenté porte sur l’utilisation de la carbonatation minérale des résidus miniers et industriels comme méthode de réduction des émissions de CO2 de grands émetteurs (ex: cimenterie). Ce procédé, en cours de développement, est basé sur la réaction entre des résidus miniers à base de silicates de magnésium et le CO2 d’un gaz de cheminée pour former du carbonate de magnésium, produit à forte valeur ajoutée.  La vente du carbonate de magnésium  a comme conséquence de générer un coût nul pour la séquestration du CO2 et permet même de faire un profit important. Ce procédé est en élaboration avec la compagnie Sigma Devtech qui est à financer les étapes de commercialisation de la technologie.

Le deuxième projet présentait le développement du procédé METOX® (Métox Inc. filiale de Tecosol Inc.) qui est un procédé qui permet d’enlever simultanément les métaux tels le plomb, le cuivre et le zinc ainsi que les composés organiques toxiques comme les HAP et les C10-C50 . Ce procédé, en développement depuis 2004 et avec la compagne Tecosol Inc. depuis 2008, permettra d’éviter l’enfouissement sanitaire de quantités considérables de sols contaminés; ce qui améliorera le développement durable de ce secteur d’activités. Cette technologie a été testée à l’échelle laboratoire, puis lors d’un pilotage sur 6 tonnes de sol, puis lors d’une démonstration sur 70 tonnes de sols. Actuellement, une vitrine technologique visant le traitement de 1 000 tonnes de sols est en construction.

La présentation a fait ressortir les facteurs qui font la réussite d’un projet de transfert technologique.


Cette rencontre a été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances sur Les défis de la recherche en sciences et génie au XXIe siècle, auxquels ont participé :

  • Esteban Chornet, CTO Enerkem;
  • Hélène Fortier, Agente de promotion des partenariats de recherche, Bureau régional du Québec au CRSNG.
  • Sébastien Roy, professeur-chercheur au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke.
  • Claude Spino, vice-doyen à la recherche de l'Université de Sherbrooke.

                                          Merci à tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires !

 

Programme final du Colloque

Le programme du 19e Colloque avec résumés des présentations est maintenant disponible ici.

Le Colloque se tiendra la semaine prochaine à l’hôtel Delta de Sherbrooke les 11 et 12 juin.

Les inscriptions sont toujours ouvertes !

Inscription au Colloque et Hébergement

L'inscription au 19e Colloque du Chapitre Saint-Laurent est ouverte du premier mars 2015 au 16 mai 2015.

 

 

Appel aux conférenciers

19e Colloque annuel

De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions

Le 19e Colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent se tiendra les 11 et 12 juin 2015 au Delta Sherbrooke. L'appel aux conférenciers est maintenant ouvert, la date limite pour soumettre un résumé est le 20 mars 2015.

L'inscription et la soumission des résumés sont possibles sur notre espace membre.

Cette année, le Chapitre Saint-Laurent souhaite favoriser le partage de connaissances mettant en valeur des travaux fondamentaux ainsi que leur application ayant fourni des solutions techniques à des problématiques environnementales. Le thème du colloque suscitera une réflexion sur les stratégies permettant le maintien de la recherche fondamentale dans un contexte de transfert des connaissances pour la mise en place de solutions.

 

18e Colloque annuel

Le 18e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 5 et 6 juin dernier, au Château Laurier de Québec, sous le thème « Comment concilier l'exploitation des ressources et la protection de l'environnement? »

Développement minier, exploitation des terres rares et de l’uranium,  radioactivité, gestion des résidus miniers, exploration et exploitation des hydrocarbures pétroliers, gaz de schiste, pipelines, exploitation forestière, hydroélectricité, … Ce sont là des sujets qui suscitent un intérêt grandissant par les défis et les préoccupations qu’ils évoquent. Au Québec, comme ailleurs dans le monde, la conciliation entre l’exploitation de ces ressources et les exigences du développement durable représente un enjeu majeur pour l’ensemble des parties prenantes. Malgré les mesures prises pour réduire la dégradation de l'environnement lors de l’exploitation de ces ressources, ces activités peuvent occasionner des impacts, incluant la perte de biodiversité, d’habitats et de territoire, ainsi que le rejet de contaminants dans différents milieux. Le développement d’expertise analytique, de programmes de recherche et de suivis intégrés apparaissent d’autant plus nécessaires, afin de mettre en commun les connaissances spécialisées quant aux effets microbiologiques, biologiques, écotoxicologiques et socioécologiques.

Les conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 18e colloque en nous entretenant sur des sujets d'actualité : hydrocarbures pétroliers, exploitation des lanthanides et métaux associés, phytoremédiation des sites miniers !

Émilien Pelletier, Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine à l'Université de Québec à Rimouski, depuis 2001.

L'écotoxicologie marine : une discipline encore en devenir.

Peut-on établir une différence nette entre l’écotoxicologie marine et tout simplement l’écotoxicologie aquatique? La réponse nous semble bien être positive mais encore faut-il le démontrer ! Monsieur Pelletier nous a présenté un bref résumé des 30 dernières années de ses recherches, passées à tenter de comprendre les relations qui existent entre un bon nombre de contaminants, en particulier les hydrocarbures pétroliers, et quelques espèces marines, à partir des plus simples comme les échinodermes, jusqu’aux plus complexes et mystérieuses comme nos amis les bélugas.

Céline Boutin, Chercheure scientifique à Environnement Canada et Professeure auxiliaire à l'Université Carleton (ON)

Faits et études sur les terres rares

Les Terres Rares (TR) ou métaux du groupe des lanthanes (17 métaux incluant l’yttrium et le scandium) sont devenues indispensables en technologie de pointe. L’extraction minière et le raffinage de ces métaux sont compliqués et polluants à cause de la ressemblance chimique qu’ils présentent entre eux.Très peu d’études se sont penchées sur les effets toxiques de ces métaux sur les plantes et les invertébrés. Madame Boutin nous a présenté les résultats de ces travaux sur quelques organismes terrestres, en particulier des plantes indigènes et des sauterelles indigènes.

Sébastien Roy, Professeur à l'Université de Sherbrooke, Département de Biologie, Directeur du Centre d'étude et de valorisation de la diversité microbienne

La phytotechnologie : un moteur important pour le développement durable dans l'industrie minière

L'activité minière perturbe l'environnement naturel et génère des résidus de qualités très diverses. Bien que la renaturalisation de ces sites perturbés revêt plusieurs défis technico-économiques, Monsieur Roy nous a présenté comment nous pouvons nous inspirer des mécanismes naturels dans notre conception de solutions plus efficaces et plus intéressantes sur le plan social. Cette présentation a ainsi porté sur le développement de phytotechnologies qui exploitent le patrimoine végétal et microbien indigène du Québec, dans une optique de développement durable, pour réhabiliter les sites miniers.

Cette rencontre a été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances sur ces questions, notamment lors de l'atelier de discussion final, animé par Mélanie Desrosiers (Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec) auxquel ont participé :

  • Michel Aubertin, Professeur à l’École Polytechnique de Montréal, Directeur scientifique de l’institut de recherche sur les mines et l’environnement. Ancien titulaire de la chaire industrielle CRSNG Polytechnique-UQAM en Environnement et gestion des rejets miniers (2001-2012);
  • Christian Simard, directeur général de Nature Québec, depuis 2007, un des plus importants mouvements environnementaux au Québec. À ce titre, il est à l'origine et au coeur de différentes coalitions : Pour que le Québec ait meilleure mine ! Coalition Saint-Laurent, le mouvement Sortons le Québec du nucléaire, Mobilisation gaz de schiste…Christian Simard a été député fédéral de Beauport-Limoilou (2004-2006); adjoint du président de la Fondation de la faune du Québec (1997), conseiller politique au Ministère de l'Environnement et de la Faune (1996) et directeur général de l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) de 1988 à 1995.
  • Simon Britt, Président et chef de la direction de la compagnie Ressources Geomega Inc., dans laquelle il est impliqué depuis 2009. De mai 2005 à juin 2010. Membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec, M. Britt a aussi agi à titre de consultant en comptabilité et divulgation financière auprès de sociétés d’exploration inscrites à la Bourse. Il a occupé de janvier 2007 à août 2009 le poste de Chef des finances de Kinbauri Gold Corp., acquis par Orvana Minerals en août 2009.
  • Jacques Dupont, sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’Eau, de l’Expertise et des évaluations environnementales (DG4E). Titulaire d’un baccalauréat en géographie physique (géomorphologie) et d’une maîtrise en sciences de l'eau de l'INRS-Eau (hydrologie). Monsieur Dupont est à l’emploi du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) depuis 1982 où il a travaillé comme expert et gestionnaire à la Direction du suivi de l’état de l’environnement chef de service puis, directeur de la Direction des évaluations environnementales. Depuis 2008 à aujourd’hui, il a occupé divers postes de sous-ministre adjoint. Depuis 2013, il agit à titre de sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’Eau, de l’Expertise et des évaluations environnementales (DG4E) où il coordonne l’application des régimes d’évaluation environnementale du Québec méridional et des territoires visés par la Convention de la Baie James et du Nord Québécois. Il est aussi responsable de la Direction des politiques de l’eau, du Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), du Centre d’expertise en analyse environne-mentale du Québec (CEAEQ) et du Bureau de coordination sur l’évaluation stratégique (BCÉS).

                                         

Merci à tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires !

    
                                   
         

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