20e Colloque annuel

20e Colloque annuel

Le 20e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 2 et 3 juin 2016, au Château Laurier de Québec, sous le thème « 20 ans d’évolution des outils d’analyses environnementales ».

Au cours des vingt dernières années, les sciences environnementales ont fortement évolué. Par exemple, en 1996, le développement des approches d’évaluation du risque écotoxicologique était à son apogée. Le Conseil canadien des ministres de l’environnement publiait son Cadre pour l’évaluation du risque écotoxicologique, alors que tant l’USEPA que le Ministère de l’environnement du Québec travaillaient sur leurs approches d’évaluation respectives qui furent publiées en 1998. Mais 1996 était aussi l’année de la publication du livre de Theo Colborn et collaborateurs, Our Stolen Future, qui a mis sur la sellette scientifique et citoyenne les substances perturbatrices des systèmes endocriniens. Aussi à la fin des années 90, l’accent scientifique est passé des approches d’évaluations et d’intégration, au développement d’outils d’investigation de nouvelle génération : les « omiques ». La notion de contaminants d’intérêt émergents a, elle aussi, émergé depuis le milieu des années 2000. Depuis les 10 dernières années, un nouvel accent a été mis sur les métaux : métaux de terres rares, nanoparticules métalliques. Dans le même ordre d’idée, de nouveaux pesticides (p.ex. les néonicotinoïdes), plus performants en faibles doses, se sont ajoutés aux substances d’anciennes générations (p. ex. l’atrazine, pyréthrinoïdes, les alkylphosphates). Quant aux préoccupations reliées aux hydrocarbures pétroliers, aux émissions atmosphériques ou aux effluents urbains, celles-ci sont toujours présentes et sont devenues des sujets de recherche d’intérêt.
L’évolution des outils d’analyses depuis les 20 dernières années, a elle aussi permis d’importantes avancées dans la compréhension des phénomènes et dans la rapidité à générer des résultats ce qui favorise une prise de décision plus efficace. Nous pouvons citer notamment l’utilisation de nouvelles technologies en métagénomique, en analyses chimiques, de nouveaux essais de toxicité, l’utilisation de nouveaux biomarqueurs en toxicologie humaine, ainsi que l’évolution des processus d’évaluation des risques, etc.


Depuis sa création, en novembre 1996, le Chapitre Saint-Laurent a reflété cette évolution des sciences environnementales. Les 19 précédents colloques ont fourni une tribune de discussions sur différentes problématiques pour tous les spécialistes des sciences environnementales, qu’ils soient issus des milieux universitaires, gouvernementaux, industriels ou de la consultation. Au cours de ces années, les thèmes des colloques annuels furent le reflet de cette évolution. Citons à titre d’exemple : L’environnement une ressource à gérer (1997), La santé, l’environnement et le milieu urbain : de la recherche à l’application (2001), Risques toxicologiques dans un écosystème dynamique (2007), Le Saint-Laurent durable : une utopie ? (2011), De silent Spring aux contaminants émergents : défis et perspectives après 50 ans de science de la contamination de l’environnement (2012), De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions (2015). Bien que plusieurs autres problématiques aient émergé au fil du temps, force est de constater que ces thèmes sont toujours.
Pour sa 20e édition, le colloque du Chapitre Saint-Laurent a souhaité, à partir du bilan de  l’évolution des connaissances acquises au cours des 20 dernières années, se questionner sur l’état actuel des connaissances en écotoxicologie, en chimie et en toxicologie environnementale, ainsi qu’en évaluation du risque. Ceci a également permis de dégager l’orientation souhaitée des développements futurs dans ces domaines. Le thème du colloque a ainsi suscité une réflexion sur l’évolution des outils d’analyses environnementales. Un certain nombre de questions se posaient : quels sont les nouveaux besoins analytiques à développer ? Où en sommes-nous dans le développement d’approches innovatrices comme la criminalistique environnementale? Est-ce que les outils d’analyses et d’évaluation actuels permettent d’étudier les nouvelles problématiques environnementales et les contaminants d’intérêt émergeant ? Les biomarqueurs des contaminants environnementaux utilisés dans les études de biosurveillance sont-ils toujours adéquats pour le suivi de la santé humaine ?


Le 20e colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent a été l’occasion pour tous les spécialistes de l’environnement d’échanger et de partager sur une même tribune. Il a permis de faire le bilan de problématiques passées, de présenter les projets actuels des membres, et aussi de jeter un regard vers l’avenir, en contribuant aux discussions sur le développement de nouveaux outils d’analyses environnementales, tout en favorisant la multidisciplinarité d’expertise. Cette édition anniversaire a constitué un forum de réflexion, de discussion, de coopération et de réseautage pouvant initier de nouvelles collaborations dans tous les domaines.

Les conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 20e colloque en dressant un bilan de l'évolution des outils d'analyses environnementale et en imaginant le développement futur de ces derniers :

 

Peter G.C. Campbell, Professeur honoraire en biogéochimie et écotoxicologie des métaux à l’INRS-ETE

Le développement d’outils d’analyses environnementales et les progrès de nos connaissances en chimie et toxicologie environnementales

Depuis la création du Chapitre Saint-Laurent il y a 20 ans, plusieurs outils analytiques ont été développés et raffinés au fil du temps. Le but de la présentation était d’explorer comment l’application des outils analytiques développés depuis 20 ans a contribué à faire progresser nos connaissances en chimie et toxicologie environnementales. La présentation touchait aux domaines décrits succinctement ci-dessous.

  • Métaux dans l’environnement : l’adoption de techniques conçues pour minimiser la contamination des échantillons environnementaux par inadvertance; l’amélioration des techniques spectrophotométriques de dosage des métaux (sensibilité; rapidité; capacité multiélément – ICP-AES, ICP-MS); l’évolution de techniques pour localiser divers éléments au sein de matrices solides (micro-XRF/synchrotron; tomographie XRF; nano-SIMS); la naissance de l’approche « métallomique » (ex. : couplage de la chromatographie et l’ICP-MS);

 

  •  Matière organique naturelle : l’utilisation de la spectroscopie par résonance magnétique et de la spectrométrie de masse (ESI-MS) pour dévoiler la structure des acides humiques, ubiquistes dans les eaux naturelles (macromolécules vs supramolécules); applications aussi à des hydrocarbures brutes et dégradées (FT-ICR-MS).

 

  • Contaminants organiques dans l’environnement : l’élucidation des interactions entre la matière organique naturelle et les contaminants organiques hydrophobes (SRM); développement et applications de la technique SPME.

 

  • Contaminants en général (séquençage haut-débit ARN-messager) : les applications en toxicogénomique.

L'impact de ces outils analytiques puissants, nous a permis de constater jusqu’à quel point ils ont permis une avance incrémentielle ou plutôt un véritable saut dans une nouvelle direction.

 

 

Pierre Dumas, Chimiste expert en innovation analytique pour  le Centre de Toxicologie du Québec  de l’Institut  National de Santé Publique du Québec (CTQ-INSPQ)

 L'évolution technologique au service de l'analyse des polluants organiques persistants. Du GC-ECD  à l'APGC-QToF


L’exposition environnementale aux polluants organiques persistants (POPs) préoccupe les  organismes de santé publique et chercheurs depuis plusieurs décennies. Une multitude  d’études épidémiologiques ont depuis tenté de mettre en évidence les effets néfastes de l’imprégnation de ces substances chez l’humain, et ce à  l’aide d’évolution constante des technologies en chimie analytique.  


Cette présentation se voulait  un parallèle entre cette évolution technologique et la progression de nos  connaissances en la matière,  tirée de l’expertise du CTQ, impliqué depuis le tout début,  dans l’analyse de ces substances chez l’humain.


Que ce soit par l’entremise du gain, en sensibilité,  ou  en spécificité des instruments de mesure  au fil des années, en passant par l’apport de la spectrométrie de masse et ses différents modes d’ionisation,  la qualité  et la fiabilité des données analytiques générées supportant ces études se sont améliorées significativement.


Cette évolution persiste  toujours et encore aujourd’hui de nouvelles avancées technologiques dans le domaine de l’ionisation (APGC), de la chromatographie (GCXGC -UPC2…) et de la spectrométrie de masse à haute résolution par temps de vol (QToF)  ouvrent de nouvelles perspectives  analytiques qui  promettent un avenir de découvertes  fascinantes dans le domaine de la toxicologie humaine.

 

François Gagné, Chercheur scientifique sénior en écotoxicologie moléculaire à Environnement et Changement Climatique Canada

 

Les enjeux futurs de l’écotoxicologie

La recherche en environnement nous amène à réfléchir sur le futur étant donné la croissance continue de la population, le développement technologique et économique de notre société. Cette réflexion a pour objectif de nous permettre d’anticiper certains enjeux pour mieux préparer nos outils de recherche et cadre conceptuel en écotoxicologie aquatique. Le développement exponentiel de notre société nous entraîne souvent à traiter de problématiques a posteriori dont nous sommes peu ou pas préparés à gérer les risques environnementaux pour les écosystèmes et la santé humaine. Prenons par exemple l’application des cultures transgéniques (40-50 % du maïs est transgénique) à la fin des années 1990 sans avoir en main les technologies et méthodes de base pour gérer les risques environnementaux, la nanotechnologie qui introduit des substances à l’échelle spatiale des interactions supramoléculaires ou macromoléculaires essentielles à la vie et la recherche pharmacologique qui introduit des substances qui sont destinées à être peu bioaccumulées mais pourtant avec des propriétés pharmacologiques voire toxicologiques si puissantes. Nous tenterons de proposer certaines bases quant aux enjeux en émergence qui seront vraisemblablement préoccupants pour la première partie du 21e siècle. Cette réflexion portera initialement sur des enjeux émergents d’actualité pour ensuite proposer certains enjeux à venir. Cette réflexion sera aussi structurée en trois parties soit les stresseurs environnementaux, les enjeux et les nouvelles approches en écotoxicologie au-delà de la toxicogénomique. Le paradigme de l’évaluation de risque et les bases d’une science transdisciplinaire de l’environnement seront définis à la lumière de ces pressions anticipées pour les écosystèmes aquatiques.

 

Cette rencontre a également été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances, incluant la plénière de fermeture sur le thème : « Est-ce que les outils d’analyses actuels permettent d’étudier les nouvelles problématiques environnementales? », et auxquels ont participé :

  • Sébastien Sauvé (Professeur titulaire en chimie environnementale à l’Université de Montréal et directeur de l’Institut EDDEC)
  • Daniel Cyr (Professeur en Toxicologie et Pharmacologie à l’INRS-Institut Armand-Frappier)
  • Michel Rousseau (Sous-ministre adjoint au contrôle environnemental et à la sécurité des barrages, MDDELCC)
  • Maryse Lassonde (Directrice scientifique du Fonds de Recherche du Québec en Nature et Technologies (FRQNT))
  • François Proulx (Directeur de la Division des laboratoires de la Ville de Québec)

 

 

Le 20e Colloque a été l’hôte d’un souper de gala tenu en l’honneur de son 20e anniversaire. Ce gala prestigieux et humoristique visait à reconnaître la réussite des scientifiques, travailleurs et étudiants, œuvrant dans le domaine de l’environnement. En plus de souligner l’apport des nouveaux membres, il a mis en valeur ceux et celles qui se sont démarqués depuis la création de l’organisation, ce qui a permis d’assurer le succès du Chapitre Saint-Laurent, de contribuer à l’avancement de la science environnementale, ou encore, tout simplement, qui se démarquent par un trait de personnalité drôle, amusant ou loufoque! La remise des prix honorifiques a eu lieu le 2 juin prochain, à l’hôtel Château Laurier de Québec, soit au même endroit où se déroulait le Colloque. Voici les récipiendaires :

  • Scientifique globe-trotteur : Philippe Juneau (UQAM)
  • Scientifique « humanitaire », soit toujours prêt à aider : Claude Fortin (INRS-ETE)
  • Professeur « chaîne de production », soit ayant eu le plus d’étudiants gradués : Kevin Wilkinson (Université de Montréal)
  • Scientifique « Hugo Boss », soit le scientifique le mieux habillé : Viviane Yargeau (Université McGill)
  • Fonctionnaire la plus dynamique : Gaëlle Triffault-Bouchet (CEAEQ)
  • Gestionnaire le plus dynamique : Louis Martel (CEAEQ)
  • Scientifique de la relève, soit l’étudiant ou le tout nouveau chercheur démontrant le plus de potentiel : Michel Lavoie (Université Laval)
  • Prix récompense, pour les coups de main logistique lors des congrès du Chapitre : Lise Parent (Téluq)
  • Scientifique « vieux de la vieille », soit le scientifique œuvrant dans le domaine depuis le plus longtemps, et qui est toujours actif: Peter Campbell (INRS-ETE)

 

 

Nous tenons à remercier tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires pour la résussite de ce 20e Colloque du Chapitre Saint-Laurent !

 

Programme final du Colloque

Le programme du 20e Colloque avec résumés des présentations est disponible ici.

 

 

19e Colloque annuel

Le 19e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 11 et 12 juin dernier, à l'hôtel delta de Sherbrooke, sous le thème « De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions »

L’interaction société-environnement est parmi les thèmes les plus complexes auxquels l’humanité fait actuellement face; les changements climatiques, la diminution de la biodiversité et des ressources, la surpopulation urbaine, ainsi que la pollution des eaux, de l’air et des sols sont parmi les exemples les plus visibles des problèmes causés par l’évolution sociétale. Le défi à relever est si vital et prioritaire que le XXIe siècle a été appelé le « Siècle de l’environnement ». Le développement de solutions permettant de réduire la pression anthropique sur l’environnement passe par la recherche, source de nouveau savoir. L’intégration des connaissances déjà acquises et l’assimilation de nouvelles informations ont un rôle primordial dans la compréhension des problèmes environnementaux. Ces éléments étaient historiquement la base fondamentale de l’innovation technologique qui a permis la mise en place de solutions. Cependant, des changements sociaux, économiques et politiques récents ont causé un changement de paradigme, plaçant l’innovation en avant plan. L’arrimage entre la recherche et son milieu doit maintenant être au cœur de nos préoccupations afin de maintenir la recherche fondamentale à travers les diverses pratiques de transfert mises de l’avant tels que les recherches collaboratives, partenariats, etc.

Cette année, le Chapitre Saint-Laurent souhaitait favoriser le partage de connaissances mettant en valeur des travaux fondamentaux ainsi que leur application ayant fourni des solutions techniques à des problématiques environnementales. Le thème du colloque avait pour but de susciter une réflexion sur les stratégies permettant le maintien de la recherche fondamentale dans un contexte de transfert des connaissances pour la mise en place de solutions. Nombre de questions se posent : Quel est le rôle de la recherche fondamentale? À quels défis les scientifiques et les ingénieurs doivent-ils faire face? Comment communiquer, s’entraider et concilier les besoins des universités, des industries et des différents paliers gouvernementaux afin de collaborer de façon efficace à la résolution des problèmes environnementaux? Quelles sont les meilleures pratiques d’un chercheur-praticien permettant le transfert de connaissances et la mise en place de solutions? La 19e édition du colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent a été l’occasion pour tous les spécialistes de l’environnement issus des milieux universitaires, gouvernementaux et des industries privées de partager la même tribune, un lieu de convergences et d’échanges.

Ces conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 19e colloque en nous entretenant autour du thème de cette année:

Pascale Pierre, directrice du Service d’ingénierie chez EnGlobe Corp.

Trois ingrédients essentiels à un partenariat université/industrie réussi: Projet, étudiant et collaboration

La conférence portait sur l’expérience de EnGlobe en termes de collaboration de recherche universitaire. En premier lieu, l’importance du projet de recherche qui sera élaboré conjointement par le professeur-chercheur universitaire et l’entreprise partenaire a été abordée. Deux projets de recherche, l’un avec l’Université McGill et l’autre avec l’Université de Sherbrooke, ont été présentés à titre d’exemple. Le projet de recherche avec l’Université McGill porte sur le développement d’une unité de traitement des lixiviats salins provenant d’un procédé industriel innovateur de réhabilitation des sols salins. Quant au projet de recherche avec l’Université de Sherbrooke, il traite de la caractérisation environnementale et la valorisation civile des sols biotraités pour une réutilisation en matériaux durables et se réalise dans le cadre d’un doctorat. Par la suite, l’importance du choix de l’étudiant, s’il y en a un dans le projet, a été présentée. Finalement, l’aspect de la collaboration université/entreprise a été mis de l’avant par divers exemples tels que la compréhension essentielle des objectifs de chacune des deux parties, une entente claire et précise sur le respect d’un échéancier commun et le développement d’une relation contributive et participative des deux parties au projet de recherche.

 

Guy Mercier, professeur à l'INRS-ETE

Le transfert technologique et la commercialisation de la recherche, deux exemples en voie de réalisation

Cette conférence présentait deux exemples de transfert de technologies entre l'équipe de recherche du Dr. Mercier et des compagnies privées.  Le premier projet de recherche présenté porte sur l’utilisation de la carbonatation minérale des résidus miniers et industriels comme méthode de réduction des émissions de CO2 de grands émetteurs (ex: cimenterie). Ce procédé, en cours de développement, est basé sur la réaction entre des résidus miniers à base de silicates de magnésium et le CO2 d’un gaz de cheminée pour former du carbonate de magnésium, produit à forte valeur ajoutée.  La vente du carbonate de magnésium  a comme conséquence de générer un coût nul pour la séquestration du CO2 et permet même de faire un profit important. Ce procédé est en élaboration avec la compagnie Sigma Devtech qui est à financer les étapes de commercialisation de la technologie.

Le deuxième projet présentait le développement du procédé METOX® (Métox Inc. filiale de Tecosol Inc.) qui est un procédé qui permet d’enlever simultanément les métaux tels le plomb, le cuivre et le zinc ainsi que les composés organiques toxiques comme les HAP et les C10-C50 . Ce procédé, en développement depuis 2004 et avec la compagne Tecosol Inc. depuis 2008, permettra d’éviter l’enfouissement sanitaire de quantités considérables de sols contaminés; ce qui améliorera le développement durable de ce secteur d’activités. Cette technologie a été testée à l’échelle laboratoire, puis lors d’un pilotage sur 6 tonnes de sol, puis lors d’une démonstration sur 70 tonnes de sols. Actuellement, une vitrine technologique visant le traitement de 1 000 tonnes de sols est en construction.

La présentation a fait ressortir les facteurs qui font la réussite d’un projet de transfert technologique.


Cette rencontre a été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances sur Les défis de la recherche en sciences et génie au XXIe siècle, auxquels ont participé :

  • Esteban Chornet, CTO Enerkem;
  • Hélène Fortier, Agente de promotion des partenariats de recherche, Bureau régional du Québec au CRSNG.
  • Sébastien Roy, professeur-chercheur au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke.
  • Claude Spino, vice-doyen à la recherche de l'Université de Sherbrooke.

    

 Merci à tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires !

 

Programme final du Colloque

Le programme du 19e Colloque avec résumés des présentations est disponible ici.

 

Inscription au Colloque et Hébergement

L'inscription au 19e Colloque du Chapitre Saint-Laurent est ouverte du premier mars 2015 au 16 mai 2015.

 

Appel aux conférenciers

19e Colloque annuel

De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions

Le 19e Colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent se tiendra les 11 et 12 juin 2015 au Delta Sherbrooke. L'appel aux conférenciers est maintenant ouvert, la date limite pour soumettre un résumé est le 20 mars 2015.

L'inscription et la soumission des résumés sont possibles sur notre espace membre.

Cette année, le Chapitre Saint-Laurent souhaite favoriser le partage de connaissances mettant en valeur des travaux fondamentaux ainsi que leur application ayant fourni des solutions techniques à des problématiques environnementales. Le thème du colloque suscitera une réflexion sur les stratégies permettant le maintien de la recherche fondamentale dans un contexte de transfert des connaissances pour la mise en place de solutions.

 

18e Colloque annuel

Le 18e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 5 et 6 juin dernier, au Château Laurier de Québec, sous le thème « Comment concilier l'exploitation des ressources et la protection de l'environnement? »

Développement minier, exploitation des terres rares et de l’uranium,  radioactivité, gestion des résidus miniers, exploration et exploitation des hydrocarbures pétroliers, gaz de schiste, pipelines, exploitation forestière, hydroélectricité, … Ce sont là des sujets qui suscitent un intérêt grandissant par les défis et les préoccupations qu’ils évoquent. Au Québec, comme ailleurs dans le monde, la conciliation entre l’exploitation de ces ressources et les exigences du développement durable représente un enjeu majeur pour l’ensemble des parties prenantes. Malgré les mesures prises pour réduire la dégradation de l'environnement lors de l’exploitation de ces ressources, ces activités peuvent occasionner des impacts, incluant la perte de biodiversité, d’habitats et de territoire, ainsi que le rejet de contaminants dans différents milieux. Le développement d’expertise analytique, de programmes de recherche et de suivis intégrés apparaissent d’autant plus nécessaires, afin de mettre en commun les connaissances spécialisées quant aux effets microbiologiques, biologiques, écotoxicologiques et socioécologiques.

Les conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 18e colloque en nous entretenant sur des sujets d'actualité : hydrocarbures pétroliers, exploitation des lanthanides et métaux associés, phytoremédiation des sites miniers !

Émilien Pelletier, Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine à l'Université de Québec à Rimouski, depuis 2001.

L'écotoxicologie marine : une discipline encore en devenir.

Peut-on établir une différence nette entre l’écotoxicologie marine et tout simplement l’écotoxicologie aquatique? La réponse nous semble bien être positive mais encore faut-il le démontrer ! Monsieur Pelletier nous a présenté un bref résumé des 30 dernières années de ses recherches, passées à tenter de comprendre les relations qui existent entre un bon nombre de contaminants, en particulier les hydrocarbures pétroliers, et quelques espèces marines, à partir des plus simples comme les échinodermes, jusqu’aux plus complexes et mystérieuses comme nos amis les bélugas.

Céline Boutin, Chercheure scientifique à Environnement Canada et Professeure auxiliaire à l'Université Carleton (ON)

Faits et études sur les terres rares

Les Terres Rares (TR) ou métaux du groupe des lanthanes (17 métaux incluant l’yttrium et le scandium) sont devenues indispensables en technologie de pointe. L’extraction minière et le raffinage de ces métaux sont compliqués et polluants à cause de la ressemblance chimique qu’ils présentent entre eux.Très peu d’études se sont penchées sur les effets toxiques de ces métaux sur les plantes et les invertébrés. Madame Boutin nous a présenté les résultats de ces travaux sur quelques organismes terrestres, en particulier des plantes indigènes et des sauterelles indigènes.

Sébastien Roy, Professeur à l'Université de Sherbrooke, Département de Biologie, Directeur du Centre d'étude et de valorisation de la diversité microbienne

La phytotechnologie : un moteur important pour le développement durable dans l'industrie minière

L'activité minière perturbe l'environnement naturel et génère des résidus de qualités très diverses. Bien que la renaturalisation de ces sites perturbés revêt plusieurs défis technico-économiques, Monsieur Roy nous a présenté comment nous pouvons nous inspirer des mécanismes naturels dans notre conception de solutions plus efficaces et plus intéressantes sur le plan social. Cette présentation a ainsi porté sur le développement de phytotechnologies qui exploitent le patrimoine végétal et microbien indigène du Québec, dans une optique de développement durable, pour réhabiliter les sites miniers.

Cette rencontre a été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances sur ces questions, notamment lors de l'atelier de discussion final, animé par Mélanie Desrosiers (Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec) auxquel ont participé :

  • Michel Aubertin, Professeur à l’École Polytechnique de Montréal, Directeur scientifique de l’institut de recherche sur les mines et l’environnement. Ancien titulaire de la chaire industrielle CRSNG Polytechnique-UQAM en Environnement et gestion des rejets miniers (2001-2012);
  • Christian Simard, directeur général de Nature Québec, depuis 2007, un des plus importants mouvements environnementaux au Québec. À ce titre, il est à l'origine et au coeur de différentes coalitions : Pour que le Québec ait meilleure mine ! Coalition Saint-Laurent, le mouvement Sortons le Québec du nucléaire, Mobilisation gaz de schiste…Christian Simard a été député fédéral de Beauport-Limoilou (2004-2006); adjoint du président de la Fondation de la faune du Québec (1997), conseiller politique au Ministère de l'Environnement et de la Faune (1996) et directeur général de l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) de 1988 à 1995.
  • Simon Britt, Président et chef de la direction de la compagnie Ressources Geomega Inc., dans laquelle il est impliqué depuis 2009. De mai 2005 à juin 2010. Membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec, M. Britt a aussi agi à titre de consultant en comptabilité et divulgation financière auprès de sociétés d’exploration inscrites à la Bourse. Il a occupé de janvier 2007 à août 2009 le poste de Chef des finances de Kinbauri Gold Corp., acquis par Orvana Minerals en août 2009.
  • Jacques Dupont, sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’Eau, de l’Expertise et des évaluations environnementales (DG4E). Titulaire d’un baccalauréat en géographie physique (géomorphologie) et d’une maîtrise en sciences de l'eau de l'INRS-Eau (hydrologie). Monsieur Dupont est à l’emploi du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) depuis 1982 où il a travaillé comme expert et gestionnaire à la Direction du suivi de l’état de l’environnement chef de service puis, directeur de la Direction des évaluations environnementales. Depuis 2008 à aujourd’hui, il a occupé divers postes de sous-ministre adjoint. Depuis 2013, il agit à titre de sous-ministre adjoint à la Direction générale de l’Eau, de l’Expertise et des évaluations environnementales (DG4E) où il coordonne l’application des régimes d’évaluation environnementale du Québec méridional et des territoires visés par la Convention de la Baie James et du Nord Québécois. Il est aussi responsable de la Direction des politiques de l’eau, du Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), du Centre d’expertise en analyse environne-mentale du Québec (CEAEQ) et du Bureau de coordination sur l’évaluation stratégique (BCÉS).

                                         

Merci à tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires !

    
                                   
         

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