Colloque annuel

21e Colloque annuel

15 et 16 Juin 2017

 

Le 21e Colloque du Chapitre Saint-Laurent, en partenariat avec le Groupe de recherche en toxicologie de l'environnement (TOXEN), s'est tenu les 15 et 16 juin 2017, à l’UQÀM, sous le thème « Les enjeux globaux environnement : Effets cumulatifs de la pollution et santé environnementale ».


Depuis des décennies, les chercheurs étudient l'impact des activités anthropiques sur l'état de santé de l’environnement en développant de nouveaux outils d'analyse chimique, en caractérisant des effets toxiques, en précisant des mécanismes d'action, en définissant des biomarqueurs et en raffinant l'évaluation du risque. Ces travaux permettent d'identifier les lacunes à combler et de prioriser les actions à entreprendre tout en adoptant une attitude préventive. La qualité de l'air, le maintien de la biodiversité, le développement durable, les changements climatiques, la pollution par les produits chimiques sont des enjeux globaux en environnement qui ne concernent pas une région unique et isolée mais toute la planète. La pollution n'est pas toujours chimique. Par exemple, la pollution sonore affecte de nombreux environnements urbains. Terrestre ou aquatique, elle est responsable de processus de fragmentation de l'habitat et peut modifier les réseaux trophiques d'un écosystème. La pollution peut aussi provenir de la lumière. Depuis 2014, l'Union internationale pour la conservation de la nature reconnaît la pollution lumineuse comme indicateur de pression sur la biodiversité. Les chercheurs fournissent de précieuses données sur toutes ces problématiques environnementales. Notre compréhension de la toxicité de nombreux contaminants, et même de certains mélanges de contaminants, s'est considérablement améliorée mais une question demeure: qu'en est-il lorsque plusieurs stresseurs environnementaux agissent simultanément? Les effets combinés de stress multiples suscitent de plus en plus d'inquiétudes car il est difficile de prédire le résultat de leurs interactions. De plus les impacts des effets cumulatifs, étudiés au niveau toxicologique, sont aussi d'ordre social et économique. Ainsi, l'éventail des expertises sollicitées en sciences de l'environnement ne cesse d'augmenter avec la complexité des enjeux. Le développement durable en est un exemple. Il réunit économie, environnement et société qui le définissent équitable (société – économie), viable (économie – environnement) et vivable (environnement – société).


Cette année, le Chapitre Saint-Laurent et le Groupe TOXEN vous ont invité à échanger sur le thème des enjeux globaux en environnement et des effets cumulatifs sur la santé environnementale. Comment mieux cerner tous les impacts des problématiques environnementales actuelles? Quels sont les outils à développer pour évaluer le risque des effets cumulatifs? Quels sont les effets à long terme de stresseurs multiples? Comment intégrer toutes les données pour mieux comprendre (et prédire) les interactions entre ces stresseurs? Comment communiquer efficacement entre les divers secteurs d'activité et éviter le cloisonnement des disciplines afin de collaborer plus efficacement à la résolution de problématiques complexes? Ce colloque a été l'occasion d'unir les spécialistes de l'environnement issus des milieux universitaires, gouvernementaux et du secteur privé. Il a permis de réunir plusieurs expertises offrant différents regards sur des problématiques à composantes multiples, ce qui a favorisé le réseautage, les collaborations et le développement d'approches intégrées.


Ces conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 21e colloque :

Christian GAGNON : Chercheur en géochimie au Centre Saint-Laurent d’Environnement et    Changement Climatique Canada

L’exposition cumulative à une contamination chimique en constante évolution : sources, transformation et devenir.


Au cours des dernières décennies, une grande considération de l’environnement s’est fait ressentir à l’échelle régionale et nationale, mais compte tenu des fortes des pressions anthropiques qui continuent d’augmenter, ou du moins d’évoluer, nos efforts de conservation et protection des écosystèmes aquatiques doivent  constamment être réalignés. La présence de divers contaminants est parmi les principales pressions associées à l’urbanisation. À titre d’exemple, mentionnons les effluents municipaux qui sont reconnus être, en volume, une des plus grandes sources de pollution de nos eaux de surface. Au Québec, notre grand fleuve Saint-Laurent joue, à la fois, le rôle de déversoir pour ces rejets d’eaux usées et de source d’eau potable pour plusieurs municipalités riveraines. Ces rejets d’eaux usées sont des sources de multiples contaminants chimiques. S’ajoute à une longue gamme de contaminants conventionnels, toute substance émergente que l’industrie produit, et qui en bout de ligne se retrouvera parmi les contaminants potentiels des eaux et contribuera à l’exposition cumulative des organismes aquatiques à cette « soupe » chimique. De grands pas ont été faits dans l’identification et la caractérisation des polluants de l’eau, toutefois encore beaucoup reste à faire quant à leurs produits de transformation une fois rejetés dans l’environnement. Pour être bien en mesure d’évaluer l’impact de ces contaminants sur la santé des écosystèmes et des humains, il faut mieux connaître, outre les charges déversées, leurs toxicités spécifiques ainsi que les transformations chimiques et physiques que peuvent subir ces contaminants dans les stations d’épuration et, finalement,  dans l’ensemble des composantes de l’écosystème aquatique.

 

 

Dr François REEVES : MD FRCPC, Cardiologie d’intervention, Professeur agrégé de médecine, Université de Montréal.

 

Vers une cité cardioprotectrice

Aujourd’hui, le milieu, autrefois sous-estimé en maladie cardiovasculaire, appert pour être un facteur de risque non seulement puissant, mais aussi hautement modulable. Nous réalisons que la révolution industrielle a introduit des nanoagresseurs alimentaires et aériens auxquels nos ancêtres préanthropocène n’étaient pas exposés.


Non seulement ces nanoagresseurs (polluants de combustibles fossiles et additifs alimentaires industriels) ont-ils une toxicité directe sur nos vaisseaux, provoquant athérosclérose, thrombose et dysfonctionnement du système nerveux autonome, mais ils induisent également les facteurs de risque dits classiques soient hypertension, diabète, dyslipidémie et même obésité. La conjonction de ces nanoagresseurs aériens et alimentaires se potentialise mutuellement et entrainent une « tempête cardiovasculaire parfaite », laquelle s’observe dans les sociétés émergentes reproduisant la révolution industrielle nord-américaine des années 50, où un quinquagénaire sur 3 faisait un infarctus, 400% de hausse en 50 ans.


L’Organisation mondiale de la santé  (OMS) a publié que dans le monde 7 millions de décès sont attribuables à la pollution aérienne, soit 1 décès sur 8 et est devenu le tueur numéro 1, bien au-delà de SIDA, malaria et Ebola réunis. On estime qu’au Canada (2008), les maladies attribuables aux causes environnementales ont couté plus de 9 milliards de dollars et ont causé plus de 20 000 décès excédentaires, dont les deux tiers sont cardiovasculaires.


Par ailleurs, la présence de vert dans les cités diminue fortement l’impact des polluants et des fluctuations climatiques en hausse. On observe dans les milieux verts une diminution significative des évènements cardiovasculaires, particulièrement chez les populations défavorisées. De plus, un milieu verdoyant améliore pratiquement tous les marqueurs de santé, allant de sociologique à psychologique en passant par maladie cardiaque et cancer.


Au total, une cité cardioprotectrice se doit d’éliminer les nanoagresseurs aériens (émanations des combustibles fossiles), les nanoagresseurs alimentaires (additifs industriels nocifs) et viser une canopée urbaine optimisée avec transport actif et activités extérieures, en plus de réintroduire une biodiversité comme élément de mobilier urbain durable.


Le Pr Salim Yussuf, cardiologue et sommité en épidémiologie cardiovasculaire de l’université McMaster, Ontario, disait : « Après tout la maladie coronarienne était rare avant 1830. Pourquoi ne pourrait-elle pas le redevenir en 2050? C’est le défi auquel nous faisons tous face! »  La qualité de l’environnement fait partie de ce défi.

 

Catherine BOULAND : Professeure à l’université libre de Bruxelles

 

 

 

 

 

Cette rencontre a également été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances, incluant la plénière de fermeture sur le thème : « Est-ce que les outils d’analyses actuels permettent d’étudier les nouvelles problématiques environnementales? », animée par Raphaëlle Derome, journaliste scientifique, et auxquels ont participé :


Cécile BULLE : Professeure en immobilier durable à l’UQAM
Jean-Pierre COURTEAU : Épidémiologiste et médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive
Richard SAINT-LOUIS : Professeur en Chimie à l’UQAR
Cathy VAILLANCOURT : Professeure en chimie et biochimie à l’lNRS-IAF


 

 Nous tenons à remercier tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires pour la réussite de ce 21e Colloque du Chapitre Saint-Laurent !

20e Colloque annuel

Le 20e Colloque du Chapitre Saint-Laurent s'est tenu les 2 et 3 juin 2016, au Château Laurier de Québec, sous le thème « 20 ans d’évolution des outils d’analyses environnementales ».

Au cours des vingt dernières années, les sciences environnementales ont fortement évolué. Par exemple, en 1996, le développement des approches d’évaluation du risque écotoxicologique était à son apogée. Le Conseil canadien des ministres de l’environnement publiait son Cadre pour l’évaluation du risque écotoxicologique, alors que tant l’USEPA que le Ministère de l’environnement du Québec travaillaient sur leurs approches d’évaluation respectives qui furent publiées en 1998. Mais 1996 était aussi l’année de la publication du livre de Theo Colborn et collaborateurs, Our Stolen Future, qui a mis sur la sellette scientifique et citoyenne les substances perturbatrices des systèmes endocriniens. Aussi à la fin des années 90, l’accent scientifique est passé des approches d’évaluations et d’intégration, au développement d’outils d’investigation de nouvelle génération : les « omiques ». La notion de contaminants d’intérêt émergents a, elle aussi, émergé depuis le milieu des années 2000. Depuis les 10 dernières années, un nouvel accent a été mis sur les métaux : métaux de terres rares, nanoparticules métalliques. Dans le même ordre d’idée, de nouveaux pesticides (p.ex. les néonicotinoïdes), plus performants en faibles doses, se sont ajoutés aux substances d’anciennes générations (p. ex. l’atrazine, pyréthrinoïdes, les alkylphosphates). Quant aux préoccupations reliées aux hydrocarbures pétroliers, aux émissions atmosphériques ou aux effluents urbains, celles-ci sont toujours présentes et sont devenues des sujets de recherche d’intérêt.
L’évolution des outils d’analyses depuis les 20 dernières années, a elle aussi permis d’importantes avancées dans la compréhension des phénomènes et dans la rapidité à générer des résultats ce qui favorise une prise de décision plus efficace. Nous pouvons citer notamment l’utilisation de nouvelles technologies en métagénomique, en analyses chimiques, de nouveaux essais de toxicité, l’utilisation de nouveaux biomarqueurs en toxicologie humaine, ainsi que l’évolution des processus d’évaluation des risques, etc.


Depuis sa création, en novembre 1996, le Chapitre Saint-Laurent a reflété cette évolution des sciences environnementales. Les 19 précédents colloques ont fourni une tribune de discussions sur différentes problématiques pour tous les spécialistes des sciences environnementales, qu’ils soient issus des milieux universitaires, gouvernementaux, industriels ou de la consultation. Au cours de ces années, les thèmes des colloques annuels furent le reflet de cette évolution. Citons à titre d’exemple : L’environnement une ressource à gérer (1997), La santé, l’environnement et le milieu urbain : de la recherche à l’application (2001), Risques toxicologiques dans un écosystème dynamique (2007), Le Saint-Laurent durable : une utopie ? (2011), De silent Spring aux contaminants émergents : défis et perspectives après 50 ans de science de la contamination de l’environnement (2012), De la recherche fondamentale à la mise en place de solutions (2015). Bien que plusieurs autres problématiques aient émergé au fil du temps, force est de constater que ces thèmes sont toujours.
Pour sa 20e édition, le colloque du Chapitre Saint-Laurent a souhaité, à partir du bilan de  l’évolution des connaissances acquises au cours des 20 dernières années, se questionner sur l’état actuel des connaissances en écotoxicologie, en chimie et en toxicologie environnementale, ainsi qu’en évaluation du risque. Ceci a également permis de dégager l’orientation souhaitée des développements futurs dans ces domaines. Le thème du colloque a ainsi suscité une réflexion sur l’évolution des outils d’analyses environnementales. Un certain nombre de questions se posaient : quels sont les nouveaux besoins analytiques à développer ? Où en sommes-nous dans le développement d’approches innovatrices comme la criminalistique environnementale? Est-ce que les outils d’analyses et d’évaluation actuels permettent d’étudier les nouvelles problématiques environnementales et les contaminants d’intérêt émergeant ? Les biomarqueurs des contaminants environnementaux utilisés dans les études de biosurveillance sont-ils toujours adéquats pour le suivi de la santé humaine ?


Le 20e colloque annuel du Chapitre Saint-Laurent a été l’occasion pour tous les spécialistes de l’environnement d’échanger et de partager sur une même tribune. Il a permis de faire le bilan de problématiques passées, de présenter les projets actuels des membres, et aussi de jeter un regard vers l’avenir, en contribuant aux discussions sur le développement de nouveaux outils d’analyses environnementales, tout en favorisant la multidisciplinarité d’expertise. Cette édition anniversaire a constitué un forum de réflexion, de discussion, de coopération et de réseautage pouvant initier de nouvelles collaborations dans tous les domaines.

Les conférenciers invités nous ont fait l'honneur d'initier ce 20e colloque en dressant un bilan de l'évolution des outils d'analyses environnementale et en imaginant le développement futur de ces derniers :

 

Peter G.C. Campbell, Professeur honoraire en biogéochimie et écotoxicologie des métaux à l’INRS-ETE

Le développement d’outils d’analyses environnementales et les progrès de nos connaissances en chimie et toxicologie environnementales

Depuis la création du Chapitre Saint-Laurent il y a 20 ans, plusieurs outils analytiques ont été développés et raffinés au fil du temps. Le but de la présentation était d’explorer comment l’application des outils analytiques développés depuis 20 ans a contribué à faire progresser nos connaissances en chimie et toxicologie environnementales. La présentation touchait aux domaines décrits succinctement ci-dessous.

  • Métaux dans l’environnement : l’adoption de techniques conçues pour minimiser la contamination des échantillons environnementaux par inadvertance; l’amélioration des techniques spectrophotométriques de dosage des métaux (sensibilité; rapidité; capacité multiélément – ICP-AES, ICP-MS); l’évolution de techniques pour localiser divers éléments au sein de matrices solides (micro-XRF/synchrotron; tomographie XRF; nano-SIMS); la naissance de l’approche « métallomique » (ex. : couplage de la chromatographie et l’ICP-MS);

 

  •  Matière organique naturelle : l’utilisation de la spectroscopie par résonance magnétique et de la spectrométrie de masse (ESI-MS) pour dévoiler la structure des acides humiques, ubiquistes dans les eaux naturelles (macromolécules vs supramolécules); applications aussi à des hydrocarbures brutes et dégradées (FT-ICR-MS).

 

  • Contaminants organiques dans l’environnement : l’élucidation des interactions entre la matière organique naturelle et les contaminants organiques hydrophobes (SRM); développement et applications de la technique SPME.

 

  • Contaminants en général (séquençage haut-débit ARN-messager) : les applications en toxicogénomique.

L'impact de ces outils analytiques puissants, nous a permis de constater jusqu’à quel point ils ont permis une avance incrémentielle ou plutôt un véritable saut dans une nouvelle direction.

 

 

Pierre Dumas, Chimiste expert en innovation analytique pour  le Centre de Toxicologie du Québec  de l’Institut  National de Santé Publique du Québec (CTQ-INSPQ)

 L'évolution technologique au service de l'analyse des polluants organiques persistants. Du GC-ECD  à l'APGC-QToF


L’exposition environnementale aux polluants organiques persistants (POPs) préoccupe les  organismes de santé publique et chercheurs depuis plusieurs décennies. Une multitude  d’études épidémiologiques ont depuis tenté de mettre en évidence les effets néfastes de l’imprégnation de ces substances chez l’humain, et ce à  l’aide d’évolution constante des technologies en chimie analytique.  


Cette présentation se voulait  un parallèle entre cette évolution technologique et la progression de nos  connaissances en la matière,  tirée de l’expertise du CTQ, impliqué depuis le tout début,  dans l’analyse de ces substances chez l’humain.


Que ce soit par l’entremise du gain, en sensibilité,  ou  en spécificité des instruments de mesure  au fil des années, en passant par l’apport de la spectrométrie de masse et ses différents modes d’ionisation,  la qualité  et la fiabilité des données analytiques générées supportant ces études se sont améliorées significativement.


Cette évolution persiste  toujours et encore aujourd’hui de nouvelles avancées technologiques dans le domaine de l’ionisation (APGC), de la chromatographie (GCXGC -UPC2…) et de la spectrométrie de masse à haute résolution par temps de vol (QToF)  ouvrent de nouvelles perspectives  analytiques qui  promettent un avenir de découvertes  fascinantes dans le domaine de la toxicologie humaine.

 

François Gagné, Chercheur scientifique sénior en écotoxicologie moléculaire à Environnement et Changement Climatique Canada

 

Les enjeux futurs de l’écotoxicologie

La recherche en environnement nous amène à réfléchir sur le futur étant donné la croissance continue de la population, le développement technologique et économique de notre société. Cette réflexion a pour objectif de nous permettre d’anticiper certains enjeux pour mieux préparer nos outils de recherche et cadre conceptuel en écotoxicologie aquatique. Le développement exponentiel de notre société nous entraîne souvent à traiter de problématiques a posteriori dont nous sommes peu ou pas préparés à gérer les risques environnementaux pour les écosystèmes et la santé humaine. Prenons par exemple l’application des cultures transgéniques (40-50 % du maïs est transgénique) à la fin des années 1990 sans avoir en main les technologies et méthodes de base pour gérer les risques environnementaux, la nanotechnologie qui introduit des substances à l’échelle spatiale des interactions supramoléculaires ou macromoléculaires essentielles à la vie et la recherche pharmacologique qui introduit des substances qui sont destinées à être peu bioaccumulées mais pourtant avec des propriétés pharmacologiques voire toxicologiques si puissantes. Nous tenterons de proposer certaines bases quant aux enjeux en émergence qui seront vraisemblablement préoccupants pour la première partie du 21e siècle. Cette réflexion portera initialement sur des enjeux émergents d’actualité pour ensuite proposer certains enjeux à venir. Cette réflexion sera aussi structurée en trois parties soit les stresseurs environnementaux, les enjeux et les nouvelles approches en écotoxicologie au-delà de la toxicogénomique. Le paradigme de l’évaluation de risque et les bases d’une science transdisciplinaire de l’environnement seront définis à la lumière de ces pressions anticipées pour les écosystèmes aquatiques.

 

Cette rencontre a également été l'occasion de nombreux échanges et de partage de connaissances, incluant la plénière de fermeture sur le thème : « Est-ce que les outils d’analyses actuels permettent d’étudier les nouvelles problématiques environnementales? », et auxquels ont participé :

  • Sébastien Sauvé (Professeur titulaire en chimie environnementale à l’Université de Montréal et directeur de l’Institut EDDEC)
  • Daniel Cyr (Professeur en Toxicologie et Pharmacologie à l’INRS-Institut Armand-Frappier)
  • Michel Rousseau (Sous-ministre adjoint au contrôle environnemental et à la sécurité des barrages, MDDELCC)
  • Maryse Lassonde (Directrice scientifique du Fonds de Recherche du Québec en Nature et Technologies (FRQNT))
  • François Proulx (Directeur de la Division des laboratoires de la Ville de Québec)

 

 

Le 20e Colloque a été l’hôte d’un souper de gala tenu en l’honneur de son 20e anniversaire. Ce gala prestigieux et humoristique visait à reconnaître la réussite des scientifiques, travailleurs et étudiants, œuvrant dans le domaine de l’environnement. En plus de souligner l’apport des nouveaux membres, il a mis en valeur ceux et celles qui se sont démarqués depuis la création de l’organisation, ce qui a permis d’assurer le succès du Chapitre Saint-Laurent, de contribuer à l’avancement de la science environnementale, ou encore, tout simplement, qui se démarquent par un trait de personnalité drôle, amusant ou loufoque! La remise des prix honorifiques a eu lieu le 2 juin prochain, à l’hôtel Château Laurier de Québec, soit au même endroit où se déroulait le Colloque. Voici les récipiendaires :

  • Scientifique globe-trotteur : Philippe Juneau (UQAM)
  • Scientifique « humanitaire », soit toujours prêt à aider : Claude Fortin (INRS-ETE)
  • Professeur « chaîne de production », soit ayant eu le plus d’étudiants gradués : Kevin Wilkinson (Université de Montréal)
  • Scientifique « Hugo Boss », soit le scientifique le mieux habillé : Viviane Yargeau (Université McGill)
  • Fonctionnaire la plus dynamique : Gaëlle Triffault-Bouchet (CEAEQ)
  • Gestionnaire le plus dynamique : Louis Martel (CEAEQ)
  • Scientifique de la relève, soit l’étudiant ou le tout nouveau chercheur démontrant le plus de potentiel : Michel Lavoie (Université Laval)
  • Prix récompense, pour les coups de main logistique lors des congrès du Chapitre : Lise Parent (Téluq)
  • Scientifique « vieux de la vieille », soit le scientifique œuvrant dans le domaine depuis le plus longtemps, et qui est toujours actif: Peter Campbell (INRS-ETE)

 

 

Nous tenons à remercier tous nos conférenciers, participants, ainsi que nos partenaires pour la résussite de ce 20e Colloque du Chapitre Saint-Laurent !

 

Programme final du Colloque

Le programme du 20e Colloque avec résumés des présentations est disponible ici.